Le Grand Colombier, point culminant du massif du Bugey à 1501 m, s’est forgé une réputation redoutable parmi les cyclistes bien au-delà de la région lyonnaise : le versant de Culoz est unanimement considéré comme l’une des ascensions les plus dures de France, avec des passages qui rivalisent avec les cols les plus extrêmes d’Europe.
Le profil depuis Culoz
Depuis Culoz, il faut compter 18,4 km pour 1255 m de dénivelé, soit une moyenne de 7,1 % — un chiffre qui masque une réalité bien plus brutale sur la section centrale. La Combe du Sires, entre le 6e et le 10e kilomètre environ, enchaîne des pourcentages à deux chiffres presque sans interruption, avec des pointes annoncées à plus de 20 % sur les passages les plus raides.
Le paysage, dense en forêt sur la première moitié, s’ouvre progressivement sur des alpages et une vue spectaculaire sur le lac du Bourget et les Alpes en arrière-plan dans la dernière partie de l’ascension.
Comment aborder la sortie
Ce col ne pardonne pas une gestion d’effort approximative : partir trop vite sur les premiers kilomètres, avant la Combe du Sires, condamne quasiment à devoir marcher sur les passages les plus raides. Un développement très souple (cassette 11-34 ou plus large, voire un plateau compact 34 dents) n’est pas un luxe pour ce col, même pour des grimpeurs expérimentés.
La chaleur peut être un facteur aggravant en été, la première partie boisée offrant peu de circulation d’air ; prévoir une réserve d’eau généreuse, les points de ravitaillement étant rares sur ce versant.
Quand y grimper
La route est généralement praticable de mai à octobre, avec un risque de neige résiduelle en début de saison sur les derniers hectomètres. La période idéale se situe de juin à septembre, en évitant si possible les heures les plus chaudes de la journée sur cette ascension particulièrement exposée en plein soleil sur sa section centrale.
Bon à savoir
Culoz, petite ville au bord du Rhône desservie par le train (ligne Lyon-Genève), offre un choix d’hébergement modeste mais fonctionnel ; les stations plus touristiques du lac du Bourget, à une vingtaine de minutes, constituent une base plus confortable pour prolonger le séjour.
