Avec ses 33,5 km et près de 2000 m de dénivelé, Val Thorens n’est pas seulement la plus haute station-village d’Europe : c’est aussi le théâtre de l’arrivée la plus élevée jamais organisée par le Tour de France, franchie pour la première fois lors de l’étape 20 de l’édition 2019.
Une ascension hors normes vers le toit du Tour
Depuis Moûtiers, la route s’élève sur 33,5 km pour 2000 m de dénivelé, à une moyenne d’environ 6 %, jusqu’à l’arrivée à 2300 m d’altitude. Le profil traverse toute la vallée des Belleville, passant par Saint-Martin-de-Belleville puis Les Menuires avant les derniers lacets qui mènent à la station. Si la pente ne dépasse que brièvement la barre des 10 %, c’est la longueur cumulée de l’effort, à une altitude croissante où l’air se raréfie, qui rend cette ascension si redoutable pour les organismes.
Le jour où le Tour a atteint son plus haut sommet
Le 28 juillet 2019, lors de la 20e étape reliant Albertville à Val Thorens, le peloton a franchi pour la première fois une arrivée à plus de 2300 m d’altitude, devenant l’arrivée la plus haute de l’histoire de l’épreuve. Cette édition marquait également une première : trois arrivées au sommet au-dessus de 2000 m dans le même Tour, avec le Col du Tourmalet et Tignes, confirmant la tendance des organisateurs à repousser les limites de l’épreuve en très haute altitude.
Comment aborder la sortie
Un compact ou un triple plateau reste indispensable pour gérer la durée de l’effort, et il est conseillé d’emporter une veste coupe-vent légère : la différence de température entre Moûtiers, à environ 600 m, et l’arrivée à 2300 m, peut atteindre 10 à 15 degrés, en particulier tôt le matin ou en fin de journée.
Quand y grimper
De juin à septembre, la route étant généralement fermée ou impraticable en dehors de cette période en raison de l’enneigement à haute altitude. Juillet et août restent les mois les plus sûrs en termes de conditions, malgré une fréquentation touristique plus importante liée à la saison estivale de la station.
Bon à savoir
Moûtiers, desservie par une gare SNCF, constitue une base pratique pour combiner cette ascension avec d’autres cols emblématiques de la Tarentaise, comme le Col de la Madeleine ou le Cormet de Roselend, à moins d’une heure de route.
