Perché au-dessus d’Avellino, le sanctuaire de Montevergine domine la Campanie depuis un massif calcaire isolé, et son ascension depuis Mercogliano compte parmi les plus régulières du Giro d’Italia dans le sud de l’Italie.
Une longue montée à la moyenne trompeuse
Depuis Mercogliano, la route grimpe sur 17,1 km pour 855 m de dénivelé, à une moyenne modérée de 5 %. Ce chiffre cache toutefois des passages nettement plus costauds, avec plusieurs sections en sous-bois dépassant 10 à 12 %, avant que la route ne débouche sur un plateau plus dégagé menant au sanctuaire, dans un cadre boisé caractéristique du massif.
Une arrivée fétiche du Giro d’Italia
Montevergine a accueilli le Giro d’Italia à six reprises entre 1962 et 2018, s’imposant comme l’une des arrivées au sommet les plus régulières du calendrier italien dans le sud du pays. Le sanctuaire lui-même, haut lieu de pèlerinage marial, ajoute une dimension patrimoniale forte à cette ascension par ailleurs assez peu connue en dehors des passionnés de cyclisme italien.
Bien aborder la montée
Un compact ou un triple plateau permet de passer les passages les plus raides en sous-bois sans s’épuiser trop tôt sur une montée aussi longue. Les bidons isothermes sont recommandés l’été, la chaleur pouvant se faire sentir dans les premiers kilomètres avant l’entrée en forêt.
Quand y grimper
De mars à novembre, le climat méditerranéen de Campanie rendant l’ascension praticable une grande partie de l’année. Le printemps et le début de l’automne restent les périodes les plus agréables, avec des températures plus clémentes qu’en plein été.
Bon à savoir
Avellino, à une quinzaine de kilomètres, offre un accès pratique à la région et permet de rayonner facilement vers d’autres routes de Campanie, entre collines viticoles de l’Irpinia et villages perchés des Apennins.
