Avec ses 10,3 % de moyenne sur 8,7 km, le Mont du Chat n’a rien d’un col de carte postale : c’est l’une des ascensions les plus brutales et les plus techniques de Savoie, dominant le lac du Bourget de près de 900 m.
Un mur hors catégorie sans répit
Depuis Le Bourget-du-Lac, la route grimpe sur 8,7 km pour 905 m de dénivelé, à une moyenne redoutable de 10,3 %. Peu de replats viennent soulager l’effort : les lacets s’enchaînent dans une forêt dense, avec des passages proches de 12-13 % qui ne laissent aucune marge de récupération avant le sommet, où s’ouvre un panorama spectaculaire sur le lac du Bourget et les massifs environnants.
Une route rare et redoutée en course
Le Mont du Chat n’a été gravi par le Tour de France qu’à deux reprises dans toute son histoire : en 1974, puis en 2017. Lors de cette dernière apparition, à l’occasion de l’étape 9, la descente technique et étroite du versant opposé a été marquée par une chute collective spectaculaire, provoquée par le freinage brusque d’une moto de la caravane, qui a notamment emporté l’Australien Richie Porte, contraint à l’abandon sur blessure.
Bien aborder la montée
Un compact ou un triple plateau est vivement conseillé pour tenir la pente sur la durée sans s’effondrer. Des freins en parfait état sont tout aussi essentiels : la descente, technique et sinueuse, exige une vigilance constante, en particulier sur route mouillée.
Quand y grimper
D’avril à octobre, la route étant généralement praticable dès le printemps compte tenu de l’altitude modeste du sommet. Les mois de mai et septembre offrent des conditions agréables, avec une circulation limitée en semaine.
Bon à savoir
Chambéry, à une quinzaine de kilomètres, constitue une base pratique pour rayonner vers d’autres ascensions du secteur comme le Grand Colombier ou la Chartreuse, tout en profitant des rives du lac du Bourget pour récupérer après l’effort.