Route asphaltée la plus haute de Roumanie, la Transalpina (DN67C) grimpe sur près de 25 km depuis Novaci, au pied des monts Parâng, jusqu’au col d’Urdele à 2145 m d’altitude. Longtemps piste muletière avant sa réfection dans les années 1930, elle traverse quatre départements et reste fermée à la circulation une bonne partie de l’année en raison de la neige.
Un col long plutôt que raide
Depuis Novaci (environ 560 m), la route s’élève sur environ 1580 m de dénivelé à un pourcentage moyen modéré de 6 à 6,5 %, avec quelques passages proches de 10 % dans les lacets supérieurs. C’est davantage la longueur, l’altitude et l’exposition au vent qui rendent l’ascension exigeante qu’un profil brutal : mieux vaut gérer son effort sur la durée que viser une explosion de puissance.
Rânca et la station en chemin
À une douzaine de kilomètres de Novaci, la station de Rânca offre un point de ravitaillement bienvenu avant d’attaquer la partie la plus dégagée de l’ascension, au-dessus de la limite des arbres, où le vent peut se lever rapidement même en plein été.
Quand y grimper
La route n’ouvre généralement qu’à la fin du mois de mai et referme mi-octobre, avec des restrictions de circulation nocturne en début et fin de saison. Se renseigner sur l’état d’ouverture avant de partir reste indispensable, la Transalpina pouvant fermer temporairement en cas de neige, de brouillard ou de fortes pluies même en saison.
Bon à savoir
Novaci et Rânca disposent d’un choix correct d’hébergements pour une région de montagne roumaine, mais les services se raréfient nettement passé la station : mieux vaut partir avec des réserves suffisantes pour les quelque 13 km sans ravitaillement jusqu’au sommet.
