Nichée dans la Cordillère Cantabrique, non loin de Sabero, La Camperona est devenue en quelques éditions seulement l’une des arrivées les plus redoutées de la Vuelta a España, malgré une longueur modeste.
Une ascension à deux visages
Depuis Sabero, la route grimpe sur 8,8 km pour environ 570 m de dénivelé, à une moyenne de 6,5 %. Cette moyenne trompeuse cache un profil très contrasté : une première partie relativement roulante laisse place, dans les deux derniers kilomètres autour de Sotillos de Sabero, à une rampe finale avoisinant 15 % de moyenne, avec des passages ponctuels jusqu’à 19,5 %.
Trois arrivées, trois dénouements décisifs
La Camperona a accueilli trois arrivées d’étape de la Vuelta a España, en 2014, 2016 et 2018, chaque fois avec un impact direct sur le classement général. La brutalité de son final, taillée pour les grimpeurs les plus explosifs, en a fait un terrain d’attaques privilégié dans les dernières semaines de la course, lorsque la fatigue accumulée amplifie encore l’effet des pentes les plus raides.
Bien aborder la montée
Un compact ou un triple plateau, associé à un pignon large d’au moins 32 dents, est indispensable pour passer le mur final sans être contraint de mettre pied à terre.
Quand y grimper
D’avril à octobre, le climat de la Cordillère Cantabrique restant globalement clément sur cette période. Le printemps et le début de l’automne offrent des températures plus agréables pour affronter le final le plus exigeant.
Bon à savoir
Cistierna, à une dizaine de kilomètres, offre un accès pratique à la région et permet de rayonner facilement vers d’autres ascensions de la Cordillère Cantabrique, dans un secteur encore relativement préservé du tourisme cycliste de masse.