Le Vaucluse et le Var résument à eux deux l’essentiel du vélo en Provence-Alpes-Côte d’Azur : un géant minéral visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, des chemins gravel entre restanques et lavande, et une roche volcanique rouge qui plonge directement dans la Méditerranée. Trois itinéraires, trois registres, une seule région.
1. Mont Ventoux, Vaucluse
Le “Géant de Provence” se distingue par sa silhouette blanche visible bien avant d’entamer l’ascension. La version depuis Bédoin, la plus dure des trois voies d’accès, bascule après le Chalet Reynard sur un plateau minéral où le vent peut souffler à plus de 90 km/h en plein été — le Ventoux se grimpe autant contre le vent que contre la pente.
2. Gravel dans le Luberon, depuis Lourmarin
Le format le plus “carte postale” de la région : villages perchés en pierre ocre, restanques et champs de lavande en fleurs de fin juin à début août. Environ 68 km pour la boucle complète, sur un revêtement varié qui demande un pneu semi-slick pour rouler efficacement sur le plateau des Claparèdes.
3. VTT dans l’Estérel, depuis Agay
Le seul massif de roche volcanique rouge de la région, avec des sentiers qui alternent forêt méditerranéenne et vues directes sur la Méditerranée depuis les crêtes. Un terrain technique de 30 km et 600 m de dénivelé, pas un massif d’initiation au VTT.
Organiser le séjour
Le Ventoux et le Luberon se combinent naturellement dans le Vaucluse, à moins d’une heure de route l’un de l’autre. L’Estérel, plus au sud dans le Var, se prête mieux à une étape indépendante en bord de mer, idéalement en dehors de l’été pour éviter la chaleur et les restrictions d’accès liées au risque incendie.
